La proposition de barème tarifaire 2027 du CMS pourrait entraîner l'exclusion de votre prestataire RTM externalisé

Vous utilisez un modèle de service complet pour le RTM ? Préparez-vous aux modifications proposées par le CMS concernant le RTM afin de préserver vos revenus.
Le CMS a proposé une nouvelle règle concernant le barème des honoraires médicaux pour l'année civile 2027. Il s'agit d'une proposition, et non d'une décision définitive, mais celle-ci pourrait rendre le modèle de facturation de votre prestataire RTM externalisé non conforme.
- Le programme RTM serait réservé exclusivement aux patients déjà suivis.
- Une première consultation en présentiel serait nécessaire avant le début du programme RPM ou RTM.
- Les prestations facturables seraient limitées à celles fournies par le personnel clinique employé par le cabinet chargé de la facturation.
- Le CMS a sollicité des commentaires sur la proposition de regrouper les 17 codes CPT RPM/RTM actuels en quatre codes HCPCS G groupés.
- Les commentaires doivent être soumis dans un délai de 60 jours à compter de la date de publication de l'avis du 15 juillet 2026.
La conclusion est simple. Si les personnes chargées de la surveillance de vos patients ne sont pas employées par votre cabinet, votre modèle de facturation est menacé par cette proposition.
Le projet de règlement du CMS pour l'année civile 2027 et les raisons pour lesquelles il est perçu différemment cette fois-ci
Le CMS a proposé cette nouvelle réglementation dans un avis relayé par le blog AHCA/NCAL, publié le 15 juillet 2026. Vous disposez de 60 jours pour faire part de vos commentaires. Rien n'est encore définitif, mais l'orientation est claire.
Savez-vous que cette mesure va entrer en vigueur si vous faites appel à un prestataire externe proposant des services complets de RTM ou de surveillance ? De nombreuses cliniques l'ignorent. Leur prestataire se charge de la gestion du personnel et de la surveillance, et la clinique facture ces prestations. C'est précisément ce type d'accord que vise cette réglementation.
Il ne s'agit pas ici d'une simple modification de routine du barème tarifaire. Le CMS annonce une évolution plus large vers une surveillance à distance plus simple et intégrée, assurée par l'établissement de facturation lui-même. La restriction proposée en matière d'effectifs et la demande de regroupement de 17 codes en quatre codes G vont dans le même sens. La facturation de la surveillance externalisée devient plus difficile, et la prestation en interne devient la solution conforme.
Que signifie réellement l'expression « employé par le cabinet de facturation » ?
Le projet de règlement ne prendrait en charge les frais liés à la télésurveillance que si la personne qui s'en charge travaille pour votre cabinet. Cette seule disposition détermine quels modèles de dotation en personnel permettent de continuer à facturer et lesquels ne le permettent plus.
Un salarié déclaré sur un formulaire W-2 constitue la solution la plus sûre. Si un kinésithérapeute ou un membre du personnel clinique figurant sur votre liste de paie se charge du suivi, il est clair que vous avez fourni le service par l'intermédiaire de votre propre cabinet. La situation est moins claire dans le cas d'un prestataire déclaré sur un formulaire 1099. Selon la formulation du contrat et l'interprétation que fait le CMS du terme « salarié », un prestataire peut être considéré ou non comme tel.
C'est le prestataire de surveillance externalisé qui est le plus exposé. Les prestataires proposant une offre complète assurent la surveillance avec leur propre personnel, et non le vôtre. Selon ces dispositions, ce personnel n'est pas employé par le cabinet de facturation ; par conséquent, le service qu'il fournit ne serait pas facturable. Le problème ne réside pas dans les codes CPT, mais dans l'identité de la personne qui effectue le travail. Même une demande de remboursement parfaitement codée sera rejetée si la surveillance a été assurée par l'équipe d'un tiers plutôt que par la vôtre.
Rien de tout cela n'est définitif. Le CMS pourrait modifier ou supprimer cette disposition à l'issue de la période de consultation. Mais l'orientation est suffisamment claire pour qu'on puisse s'y intéresser dès maintenant. Le résumé de la proposition de règlement rédigé par l'AHCA/NCAL explique la restriction en matière d'effectifs ainsi que la tendance générale vers un suivi assuré par les cabinets médicaux.
Comparaison des trois modèles de dotation en personnel par rapport au projet de règlement
La règle proposée privilégie la surveillance assurée par votre propre personnel salarié. Le tableau ci-dessous présente les caractéristiques de chaque modèle.
La règle s'oriente clairement vers le modèle interne. Lorsque ce sont vos propres cliniciens salariés qui assurent la surveillance, le travail reste au sein de votre cabinet, et la facturation est conforme à la formulation « employé par le cabinet facturant les prestations ». Le modèle externalisé place le personnel chargé de la surveillance en dehors de votre cabinet, ce qui correspond exactement à ce que cette proposition considère comme non facturable.
Ce qu'il faut vérifier dès maintenant dans votre contrat actuel avec votre fournisseur RTM
Consultez votre contrat avec le prestataire RTM et lisez d'abord la section consacrée au personnel. Vérifiez qui assure concrètement la surveillance et la communication interactive avec vos patients. Si la réponse est que ce sont les propres collaborateurs du prestataire, et que ces personnes ne sont pas employées par votre cabinet, le projet de règlement met votre facturation en danger.
Vérifiez comment le contrat définit qui « fournit » le service. Les prestataires se présentent souvent comme assurant la surveillance en votre nom. Selon la formulation proposée par le CMS, c'est précisément cet arrangement qui pose problème, car les prestations RTM facturables devraient être assurées par le personnel clinique employé par votre cabinet.
Demandez directement à votre prestataire si son personnel chargé de la surveillance fait partie de vos effectifs ou des siens. La plupart des prestataires proposant une offre complète font appel à leur propre personnel ; attendez-vous donc à cette réponse. Obtenez-la par écrit.
En ce qui concerne le calendrier, cette règle n'est qu'une proposition et non une loi définitive ; vous n'avez donc pas besoin de résilier votre contrat dès aujourd'hui. Lisez le résumé de l'AHCA/NCAL concernant la proposition de règle et prenez note de la période de consultation de 60 jours suivant la publication de l'avis du 15 juillet 2026. Profitez de cette période pour évaluer vos risques et trouver une solution de remplacement. Attendez de connaître la version définitive de la règle avant de vous engager dans tout nouveau contrat d'externalisation pluriannuel.
Se préparer à mettre en place un modèle interne conforme avant la publication de la version définitive de la réglementation
Si votre audit révèle une exposition au risque, la solution consiste à internaliser la surveillance. Confiez cette tâche à votre propre personnel clinique (salarié selon le formulaire W-2) ou à du personnel dûment employé, avec l'aide d'une plateforme logicielle, plutôt qu'à un prestataire de services de recrutement. La règle proposée exige que le cabinet de facturation fournisse le service avec son propre personnel, et un outil logiciel utilisé par votre personnel répond à cette norme, contrairement à une équipe de surveillance externalisée.
Intégrez dès maintenant deux autres changements à votre processus de travail, quelle que soit la forme finale de la réglementation. Premièrement, ajoutez une première consultation en présentiel avant le début du suivi à distance (RTM). Ensuite, limitez le RTM aux patients suivis. Ces deux mesures figurent dans la proposition et sont faciles à intégrer dès l’admission, ce qui vous évitera de devoir vous démener par la suite. Organisez votre planning et votre documentation de manière à ce que la consultation initiale soit une condition préalable à tout démarrage de la télésurveillance, et identifiez les patients considérés comme « suivis ». Mettre en place ces habitudes dès le début ne coûte presque rien et protège votre facturation, quel que soit le calendrier final.
Intégrez votre RTM en interne avant que la réglementation ne vous y oblige
La règle n'est pas encore définitive, mais le risque en matière de personnel est suffisamment évident pour commencer à s'organiser dès maintenant. Si votre personnel chargé de la surveillance travaille pour un prestataire externe plutôt que pour votre cabinet, votre facturation pourrait ne plus être éligible au titre de cette proposition. En internalisant cette activité, vous la mettez à l'abri.
La plateforme RTMPhysitrack permet à vos propres professionnels de santé salariés d'assurer le suivi, tandis que le logiciel se charge de la gestion des données et de la communication. Vous conservez la relation de facturation au sein de votre cabinet, ce que préconise le projet de règlement.
Examinez votre contrat d'externalisation actuel, puis comparez-le à un modèle reposant sur votre propre personnel. Avant même que le CMS ne prenne une décision définitive, mettre en place un dispositif de suivi s'appuyant sur vos propres professionnels de santé vous permettra de vous placer en position de force.
FAQ
Cette règle est-elle définitive ? Non. Le CMS a publié un projet de règlement pour l'année civile 2027, et celui-ci est encore susceptible d'évoluer. Aucune disposition n'entrera en vigueur tant que la version définitive n'aura pas été publiée.
Quelle est la date limite pour soumettre des commentaires ? Dans les 60 jours suivant la publication de l'avis du 15 juillet 2026, conformément au résumé de l'AHCA/NCAL. Vous pouvez soumettre vos commentaires au CMS pendant cette période.
Cela concerne-t-il également le modèle RPM ? Oui. La proposition exige une première visite en présentiel avant le lancement des modèles RPM et RTM, et la même restriction en matière d'effectifs s'applique. Les deux modèles entrent dans le champ d'application.
Qu'advient-il des patients existants dans le cadre du plafond applicable aux patients suivis ? La proposition limiterait le RTM aux patients suivis ; vos patients actuels resteraient donc éligibles. Les nouveaux patients devraient effectuer une première consultation avant que le suivi ne commence.
Que se passerait-il si les 17 codes étaient regroupés en quatre codes G ? Le CMS a lancé une consultation publique concernant le regroupement des codes RPM et RTM actuels en quatre codes G du HCPCS. Si cette mesure était adoptée, vous factureriez des codes groupés plus simples à la place de l'ensemble actuel, ce qui modifierait votre processus de facturation, mais pas les professionnels autorisés à fournir le service.
.png)